Quand les dispositifs habituels ont échoué
La séparation conjugale est devenue banale. Pourtant pour une partie des enfants concernés, elle ne débouche pas sur un apaisement du climat relationnel, mais sur une exposition durable à un conflit parental intense et persistant ou à une perpétuation de la dynamique de violence, mettant en jeu leur bon développement. Le pédopsychiatre Daniel Marcelli le rappelle : « ce qui abime les enfants à long terme, ce n’est pas la séparation en elle-même, mais la mésentente parentale qui s’installe et perdure ». Dans ces situations, les outils habituels montrent leurs limites. La médiation familiale suppose deux parties capables d’échanger dans un respect mutuel et de négocier d’égal à égal : une condition rarement réunie lorsqu’existe des tensions intenses, ou bien un rapport de force ou des violences. Quant à la décision judiciaire, elle fixe un cadre, mais n’accompagne pas sa mise en œuvre. Or pour ces parents appliquer seuls ce qu’un jugement a tranché est impossible. C’est dans cet angle mort qu’intervient la coordination parentale. Née aux États-Unis dans les années 1990 sous l’impulsion de l’Association of Family and Conciliation Courts, elle répondait à un constat : certaines familles saturent les tribunaux de procédures répétées sans que les décisions successives ne permettent une amélioration de la situation, ni ne protègent réellement les enfants. En France, elle se développe depuis 2021, portée notamment par l’AFCOPA, qui en a fixé le cadre déontologique.
Elle ne pourra pas animer l’initiative 9 initialement prévue mais vous pouvez retrouver en PJ l’article que Zelda Taschini a souhaité partager avec vous sur la coordination parentale.
